Le monde sportif de Sophie

28 avril 2019

cyclisme

Jakob Fuglsang, une première sur la Doyenne

Après sa 2e place mercredi sur la Flèche Wallonne et sa 3e place dimanche dernier sur l'Amstel Gold Race, le Danois Jakob Fuglsang (Astana) est monté sur la première marche du podium en remportant Liége-Bastogne-Liège, sa première classique. Parmi les favoris, il est parti au pied de la dernière difficulté, la côte de la Roche-aux-faucons. Cette année les 15 derniers kilomètres étaient modifiés et la pluie s'est invitée dès le début de l'épreuve ainsi que le froid, cela n'empêchait pas 5 coureurs de partir dès le départ rejoints par la suite pour former un groupe de 8  après 25 kilomètres de course. Parmi eux, il y avait notamment les Français Julien Bernard (Trek) et Lilian Calmejane (Total-Direct Energie) ou encore le Suédois Tobis Ludvigsson (Groupama-FDJ). L'écart montait jusqu'à plus de 8 minutes mais dès la première ascension il chutait sous l'impulsion des équipes Deceuninck- Quick-step et Lotto Soudal qui emmenaient le peloton. Il tombait même sous les trois minutes  à l'approche de la côte de Mont-le-Soie, le peloton se scindait alors en deux le quadruple vainqueur de l'épreuve l'Espagnol Alejandro Valverde (Movistar) était distancé, il abandonnera quelques kilomètres plus loin. Dans l'ascension Bernard distançait ses compagnons d'échappée mais il avait alors moins de deux minutes d'avance au sommet. Ses poursuivants étaient repris au fur et à mesure alors qu'un groupe de contre se formait dans la côte de la Haute-Levée. Ce groupe de 29 coureurs dont les Belges Philippe Gilbert (Deceuninck Quick-step) et Greg Van Avermaet (CCC), l'Italien Vincenzo Nibali (Bahrain Merida), l'Estonien Tanel Kangert (Education First) ou encore le Sud-Africain Daryl Impey (Mitchelton Scott) revenait sur le Français à moins de 70 km de l'arrivée mais leur avance était infime et ils étaient rejoints avant la côte du Rosier. Dans celle-ci Kangert et l'Espagnol Omar Fraile (Astana) attaquaient, pris en chasse par un groupe de contre avec notamment l'Italien Damiano Caruso (Bahrain Merida) ou encore  le Suisse Michael Albasini (Mitchelton-Scott) qui revenait après le sommet. Les hommes de tête possédaient 40 secondes d'avance à 53 kilomètre de l'arrivée alors que derrière les équipes Sunweb et Deceuninck Quick step roulaient pour revenir. Arrivé dans la côte de la redoute Kangert attaquait et distançait les autres membres de l'échappée, à l'arrière dans un peloton toujours emmené par l'équipe Deceuninck-Quick-step Gilbert était distancé. A 35 km de l'arrivée l'Estonien n'avait que 10 secondes d'avance sur ses 6 poursuivants et 35 sur le peloton. Les poursuivants étaient repris par le peloton en tête duquel se trouvait l'équipe Astana à 27 km de l'arrivée. Dans la côte des Forges l'homme de tête voyait revenir l'Autrichien Patrick Konrad (Bora Hansgrohe) mais ils ne détenaient que 12 secondes d'avance sur le peloton, un contre se formait alors à 23 km avec le Belge Tim Wellens (Lotto soudal) et Impey avec seulement 5 secondes d'écart, il rentrait sur la tête de course après 4 kilomètres de poursuite. Au pied de la dernière côte Wellens distançait ses adversaires, mais il était repris après l'attaque de Fuglsang suivi du Canadien Michael Woods (Education first) et de l'Italien Davide Formolo (Bora Hansgrohe). Le Danois parvenait à lâcher tous ses adversaires. A 10 km de l'arrivée il détenait 20 secondes d'avance sur l'Italien et parvenait même à accroître son écart. Il remporte son premier monument en solitaire, Formolo finit deuxième et l'Allemand Maximilian Schachmann règle le sprint d'un groupe de poursuivants parmi lesquels se trouvait le Français Damien Gaudu (Groupama-FDJ) qui termine 6e. Le grand favori le Français Julian Alaphilippe finit seulement 16e dans le peloton, il n'aura pas pu lutter contre Fuglsang après avoir remporté leur duel mercredi. La saison des classiques ardennaises se terminent donc sur une victoire danoise, les Français devront encore attendre pour voir un successeur à Bernard Hinault sur la Doyenne.


24 avril 2019

cyclisme

Julian Alaphilippe double la mise

Déjà vainqueur l'an passé le Français Julian Alaphilippe (Deceuninck) a à nouveau remporté la Flèche Wallonne en résistant à tous ses adversaires en haut du Mur de Huy. La course avait été mouvementée en raison du vent, cinq hommes formaient rapidement une échappée mais ne comptait jamais plus de 5 minutes d'avance sur un peloton emmené en partie par l'équipe Deceuninck. Arrivés sur le circuit, un trio partait en contre dans la première ascension de la côté d'Etreffe à moins de 80 km de l'arrivée mais il ne parvenait pas à rentrer et à l'avant l'échappée passait de 5 à 3 avec la première montée du Mur de Huy. A 58 km de l'arrivée les Américains Joey Rosskopf (CCC) et Robin Carpenter (Rally) ainsi que le Néerlandais Koen Bouwman (Jumbo Visma) formaient le trio de tête mais ils ne comptaient plus que 2'15 sur le trio à leur poursuite avec les Italiens Damiano Caruso (Bahrain Merida) et Cesare Benedetti (Bora Hansgrohe) ainsi que le Français Pierre-Luc Périchon (Cofidis)  et 2'40 sur le peloton. A 35 km de l'arrivée le peloton reprenait les poursuivants puis les échappés, Rosskopf résistait jusqu'à 28 km de l'arrivée. Dans le dernier tour de circuit le Polonais Tomasz Marczynski (Lotto Soudal) partait seul dans la côte d'Etreffe avant que le Slovène Matej Mohoric (Bahrain Merida) parte en contre et ne le rejoigne, le duo sera rattrapé dans la montée de la côte de Cherave à un peu plus de 5 km de l'arrivée par un peloton toujours emmené par l'équipe Deceuninck. Au pied du mur de Huy, le groupe des favoris était composé d'une vingtaine de coureurs et emmené par les coureurs de l'équipe Bora Hansgrohe. Dans le dernier kilomètre le Danois Jakob Fuglsang (Astana) accélérait, seul Alaphilippe parvenait à prendre sa roue, le Français fournissait un dernier effort à moins de 300m de l'arrivée pour dépasser le Danois et s'imposer une deuxième fois en haut du mur, l'Italien Diego Ulissi (UAE Emirates) complète le podium. C'est la 9e victoire du Français cette saison après notamment sa victoire sur la Primavera, il sera au départ dimanche de la doyenne des classiques Liège-Bastogne-Liège parmi les grands favoris pour remporter un deuxième monument cette saison.

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14 avril 2019

cyclisme

Philippe Gilbert triomphe de l'Enfer du Nord

Et de quatre pour Philippe Gilbert (Deceuninck), après le Tour de Lombardie en 2009, Liège-Bastogne-Liège en 2011 et le Tour des Flandres en 2017, le Belge ajoute un quatrième monument à son palmarès en remportant ce dimanche Paris-Roubaix devant l'Allemand Nils Politt (Katusha) au terme d'une course mouvementée. De nombreuses attaques avaient lieu dans les 100 premiers kilomètres jusqu'à ce qu'un groupe de 9 coureurs puis de 23 après le retour d'un contre ne prenne la tête de la course avec notamment Politt ou encore Yves Lampaert (Deceunick). Mais ce groupe perdait des éléments sur les premiers secteurs pavés et était repris au kilomètre 135 après une cinquantaine de kilomètres à l'avant. C'était donc groupé que les coureurs traversaient la Trouée d'Aremberg même si le Norvégien Alexander Kristoff victime de crevaisons était déjà distancé tout comme le Belge Wout Van Aert (Jumbo Wista) qui parvenait à rentrer ensuite. A 70 km de l'arrivée un trio accélérait formé de Politt, Gilbert et l'Allemand Rüdiger Selig (Bora-Hansgrohe). Ce dernier se relevait pour attendre son leader le Slovaque Peter Sagan, vainqueur l'an passé, qui était dans un groupe de contre, puis c'était au tour de Politt d'être distancé. A 50 km de l'arrivée Gilbert était seul en tête mais le groupe avec Sagan revenait sur lui. Le groupe de 9 collaborait mais perdait des unités, à 30 km de l'arrivée sur le secteur de Templeuve il n'était plus que 6, Sagan, Gilbert et son coéquipier Lampaert, Politt, Van Aert et son compatriote Sep Vanmarcke (Education First). A 22 km de l'arrivée il se retrouvait à 3 à l'avant sous l'impulsion de Gilbert, vite repris, il n'était alors plus que cinq après que Van Aert avait été distancé. Dans le secteur pavé du Carrefour de l'Arbre, Gilbert accélérait, seul Politt parvenait à le contrer, les deux creusaient l'écart avec leurs poursuivants à la sortie de ce secteur pavé. A 5 km de l'arrivée, ils comptaient 45 secondes d'avance sur le trio de poursuivants, suffisant pour se jouer la gagne. Arrivés sur le vélodrome de Roubaix, le Belge accélérait à 200 m de l'arrivée, Politt ne pouvait rien faire. Lampaert finit 3e  détaché devant Vanmarcke et Sagan, le premier Français est Florian Sénéchal (Deceuninck), 6e. Le Belge Philippe Gilbert remporte ainsi son premier Paris-Roubaix et son quatrième monument, c'est le deuxième monument cette saison pour sa formation après la victoire sur Milan-San Remo du Français Julian Alaphilippe. Le Belge sera peut-être présent dimanche prochain pour tenter de remporter un cinquième Amstel Gold Race.

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07 avril 2019

cyclisme

Alberto Bettiol a surpris tout le monde

Il n'était pas parmi les favoris de cette 103e édition du Tour des Flandres, mais l'Italien Alberto Bettiol (Education First) a déjoué les pronostics en s'échappant à 18km de l'arrivée dans le Vieux Quarémont et en s'imposant en solitaire. L'abandon sur chute du vainqueur de l'an passé le Néerlandais Niki Terpstra (Direct Energie) alors qu'un groupe de 4 coureurs étaient échappés, avait déjà éliminé un des favoris. Puis à moins de 60 km c'était le Néerlandais Mathieu Van der Poel qui était victime d'une chute avant de repartir pendant que les Belges Stijn Vandenbergh (Ag2r) et Sep Vanmarcke (Education First) s'échappaient, rejoints à 52 km de l'arrivée par le Danois Kasper Asgreen (Deceuninck). Le trio possédait une vingtaine de secondes d'avance, le Néerlandais Dylan Van Baarle (Sky) faisait ensuite la jonction. Le quatuor comptait jusqu'à 45 secondes d'avance avant de se transformer en trio puis en duo Van Baarle et Asgreen résistaient jusqu'à 18 km de l'arrivée, où, au moment de la jonction, Bettiol accélérait, personne ne le reverrait. Un groupe d'une quinzaine de coureurs dont le Slovaque Peter Sagan (Bora-Hansgrohe), les Belges Oliver Naesen (Ag2r) et Greg Van Avermaet (CCC) ou encore le Luxembourgeois Bob Jungels (Deceunick)  était à sa poursuite mais n'arrivant pas à s'organiser, il perdait du temps sur l'échappé. A 5 km de l'arrivée, Bettiol comptait une vingtaine de secondes d'avance, suffisant malgré l'accélération d'Agreen dans les deux derniers kilomètres qui finit deuxième. Le Norvégien Alexander Kristoff (UAE Emirates) réglait le groupe au sprint, le vainqueur de Gand-Wevelgem prenait ainsi la troisième place devant Van der Poel. Première victoire italienne sur le Tour des Flandres depuis 2007 et première victoire chez les professionnels pour Bettiol.

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23 mars 2019

cyclisme

La Primavera pour Alaphilippe

Deux semaines après avoir remporté les Strade Bianche pour sa première participation, le Français Julian Alaphilippe (Deceuninck quick-step) s'est offert son premier monument en remportant Milan-San Remo au sprint dans un groupe d'une dizaine de coureurs. Dans les premiers kilomètres un groupe de dix coureurs s'échappaient avec parmi eux six Italiens, l'échappée s'entendait bien et comptait jusqu'à 10 minutes d'avance, mais dans les 100 derniers kilomètres le peloton accélérait sous l'impulsion de plusieurs équipes et l'écart fondait, dans les Capi l'Autrichien Sebastian Schönberger (Neri Sottoli-Selle Italia-KTM) accélérait et l'échappée se disloquait mais c'est l'Italien Fausto Masnada (Androni) qui partait seul dans le Capo Berta. L'écart n'était plus que d'1'20 à 38 km de l'arrivée. Alors que le peloton continuait d'accélérer ses 5 poursuivants étaient repris au pied de la Cipressa puis il l'était aussi  à 25 km de l'arrivée. Si l'Americain Lawson Craddock (Education First) suivi par Philippe Gilbert tentait d'accélérer il ne faisait pas le trou et le  peloton était groupé pour entamer la descente. Dans celle-ci l'Italien Niccolo Bonifazio (Direct Energie) prenait les devants en la faisant à pleine vitesse, au bas il comptait jusqu'à 22 secondes d'avance avant d'être repris à moins de 12 km de l'arrivée. Dans le Poggio l'équipe Deucninck roulait mais l'Australien Simon Clarke accélérait près du sommet, il était rattrapé par Alaphilippe puis distancé. Ce dernier était rejoint par 6 autres coureurs dont le champion du monde l'Espagnol Alejandro Valverde (Movistar), l'ancien champion du monde le Slovaque Peter Sagan (Bora-Hansgrohe), le champion d'Europe l'Italien Matteo Trentin (Mitchelton Scott) ou encore le vainqueur de l'épreuve en 2017 le Polonais Michal Kwiatkowski (Sky). Dans la descente Alaphilippe se plaçait en dernière position du groupe, à 2,5 km de l'arrivée le Belge Oliver Naesen tentait de partir avant que Trentin ne s'échappe au moment où trois coureurs faisaient la jonction. Rejoint  par le Belge Wout Van Aert (Jumbo) puis l'ensemble du groupe, la victoire allait se jouer au sprint, c'est le Slovène Matej Mohoric (Bahrain Merida) qui lançait le sprint à 300m de la ligne, dans sa roue Alaphilippe le débordait et lançait son sprint à 200m, il résistait à la remontée de Naesen, Kwiatkowski et Sagan. Il s'impose devant le Belge et le Polonais, deux ans après sa troisième place et poursuit ainsi son superbe début de saison en signant son 7e succès cette année et son premier succès dans un monument, le premier de l'année qui fêtait sa 110e édition.

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16 décembre 2018

Handball féminin

Une première pour les Bleues à l'Euro

C'était déjà une finale inédite pour cet Euro de handball féminin en France, mais deux semaines après avoir été battues par la Russie en match d'ouverture à Nancy, les Françaises ont remporté le match le plus important, la finale à Bercy. Au terme d'un match serré les Bleues l'ont emportée face aux championnes olympiques. Ces dernières ouvraient d'ailleurs le score grâce à Anna Sen, mais Estelle Nze Minko répondait dans la foulée. Les Bleues enchaînaient pour mener 3-1 avant que les Russes ne reviennent. En infériorité numérique après une suspension pour Allison Pineau au bout de 10 minutes, les Françaises se faisaient passer devant  à la 13e avec un tir de Sen dans le but vide, 6-5. Mais les Bleues, motivées, reprenaient l'avantage grâce à Pauline Coatena qui récupérait un ballon repoussé par Anna Seydokina, 8-7 à la 18e. Alors que la gardienne russe brillait sur les jets de 7 m, Amandine Leynaud réalisait une nouvelle parade qui permettait ensuite à Nze Minko de donner deux buts d'avance aux Bleues. Mais les Russes ne lâchaient rien leur gardienne parvenait à éviter 3 buts d'écart  et emmenaient par leur capitaine Daria Dmitrieva, elles recollaient à 12-12 à une minute de la pause. Néanmoins grâce à un but d'Alexandra Lacrabère, la France virait en tête à la mi-temps, 12-13. Au retour des vestiaires Camille Ayglon redonnait deux buts d'avance à la France, puis Pineau sur 7 m permettait aux Bleues de mener 13-16 mais était expulsée dans la foulée pour avoir tiré vers le visage de la gardienne russe. A la 40e les Françaises menaient de deux buts et obtenaient un coup franc avant lequel l'entraîneur Olivier Krumbholz demandait un temps-mort, mais le coup-franc était manqué et dans la foulée Dmitrieva permettait aux Russes de revenir à un but, 16-17. Les Bleues reprenaient un peu d'air et sur une récupération de Manon Houette et un lob de celle-ci, retrouvaient 3 buts d'avance à un quart d'heure de la fin. Dans ce dernier quart d'heure les Russes obtenaient plusieurs jets de 7 m. Si les Françaises gardaient deux buts d'écart, celui-ci restait serré. Dans les dix dernières minutes Leynaud remplaçait Laura Glauser dans les buts et effectuait des parades décisives. A la 56e les Bleues menaient de 3 buts, 21-24 suite à un nouveau but de Lacrabère, le score ne bougera plus. Après une dernière parade de Leynaud, les Françaises devenaient championnes d'Europe en battant les Russes avec le même écart par lequel celles-ci les avaient battues au match d'ouverture. Après un titre de championnes du monde l'an dernier, elles s'emparent pour la première fois de l'or européen et se qualifient directement pour les Jeux Olympiques de Tokyo.

17 novembre 2018

football

Premier revers pour les Bleus

Après une longue série d'invincibilité, l'équipe de France a subi sa première défaite vendredi soir à Rotterdam aux Pays-Bas en Ligue des Nations et s'est donc quasiment privée d'une place en demi-finale. A l'image des deux dernières prestations contre l'Islande et l'Allemagne, les Français ont montré peu d'envie en première mi-temps. En effet dès les premières minutes, les Oranjes mettaient la pression sur la défense française et Hugo Lloris, auteur de 9 arrêts durant la rencontre, était sollicité dès la deuxième minute suite à une frappe de Georginio Wijnaldum servi par une passe de Memphis Depay dans le dos de Benjamin Pavard. Les Néerlandais avaient la possession du ballon dans ces premières minutes et passaient entre les lignes françaises. Néanmoins suite à une relance Lucas Digne centrait pour Kylian Mbappé qui transmettait à Antoine Griezmann mais la tête de celui-ci était captée par le gardien Jasper Cillessen. Les Français en difficultés faisaient face aux montées rapides de l'attaque néerlandaise. Malgré un moment de répit à la demi-heure de jeu où le jeu s'équilibrait, une frappe de Pavard passait juste au-dessus de la cage hollandaise et un centre de Digne était manqué de peu par Olivier Giroud cinq minutes plus tard ; les Bleus subissaient à nouveau le rythme imposée par les Néerlandais en fin de première période. Et, suite à une passe de Frenkie De Jong  dans le dos de la défense prolongée par Steven N'Zonzi qui ne dégageait pas le ballon, Ryan Babel, seul devant Lloris frappait, ce dernier repoussait le ballon mais Wijnaldum, qui avait suivi, poussait la balle au fond des filets, 1-0 pour les Pays-Bas. A la pause les Oranjes étaient donc devant et la deuxième mi-temps allait encore accroître leur domination. En effet les Néerlandais occupaient la surface de réparation française, à l'heure de jeu Lloris était sollicité pour une double parade face à une tête puis une frappe du droit de Denzel Dumfries bien servi au second poteau par Daley Blind. Quelques minutes plus tard Ousmane Dembélé et Moussa Sissoko prenaient les places de Giroud et Blaise Matuidi. Mais ce double changement ne changeait pas la donne. Lloris effectuait une nouvelle parade sur un coup franc tiré par Depay à la 72e. Cependant deux minutes plus tard Griezmann se retrouvait face au gardien mais la sortie de celui-ci l'empêchait de bien ajuster sa frappe. Dans la foulée, Depay débordait Pavard mais sa frappe était repoussée par le capitaine français vigilant, il l'était à nouveau sur la frappe suivante de l'attaquant lyonnais. Les dix dernières minutes étaient à l'image de la rencontre, les Bleus perdaient de nombreux ballons et les Néerlandais continuaient à dominer le jeu.  Après une dernière frappe croisée de De Jong et une énième parade de Lloris dans les arrêts de jeu, Sissoko commettait une faute dans la surface sur De Jong, Depay marquait le penalty d'une panenka. Les Bleus s'inclinent 2-0 face aux Pays-Bas et n'ont plus leur destin entre les mains pour accéder aux demi-finales. Ils sauront lundi s'ils sont qualifiés mais il faudrait que les Pays-Bas perdent face à l'Allemagne. Ils joueront leur dernier match de l'année mardi face à l'Uruguay.

17 octobre 2018

Les Bleus plongent l'Allemagne dans le doute

L'Allemagne a encaissé une défaite historique mardi soir au Stade de France face aux Bleus, en effet c'est la première fois que l'Allemagne concède 6 défaites dans une année, après la défaite quelques jours plus tôt face aux Pays-Bas. A l'inverse l'équipe de France avec une équipe type malgré l'absence de Samuel Umtiti poursuit sa série d'invincibilité. Pour cette quatrième journée de Ligue des Nations, les Français se sont d'abord fait peur en première mi-temps. En effet après 5 premières minutes à l'avantage des Français avec notamment une frappe d'Antoine Griezmann, c'était les Allemands qui prenaient la rencontre à leur compte. Sur les contres ceux-ci se révélaient dangereux avec plusieurs centres ; et à la 13e sur une perte de balle de Paul Pogba au milieu de terrain, un contre allemand était initié par Serge Gnabry. Il transmettait à Leroy Sané mais le centre en retrait de celui-ci était dévié par le bras de Presnel Kimpembé, penalty. Il était marqué par Toni Kroos à la 14e même si Hugo Lloris plongeait du bon côté. Les Bleus repartaient mais un nouveau contre avec une supériorité numérique allemande mettait à nouveau en difficultés la défense française. Sané voulait servir Timo Werner mais Lloris déviait le ballon et Werner manquait celui-ci. Dans la foulée Werner centrait mais Raphaël Varane était là pour le repousser. A la 22e les Allemands sur corner faisaient encore trembler la défense tricolore la tête de Mats Hummels obligeait Lloris à une parade puis à une sortie. Les Français tentaient de réagir sur coup de pied arrêté et Benjamin Pavard tentait une reprise à la 28e repoussée par la défense allemande. Dans le dernier quart d'heure de cette première mi-temps les Allemands enchaînaient les centres mais manquaient de réalisme dans la finition, côté français seuls une passe dans le dos de la défense de Griezmann pour Kylian Mbappé captée par Manuel Neuer puis un centre de Lucas Hernandez pour Olivier Giroud qui manquait le cadre au premier poteau venaient inquiéter Neuer. La National Mannschaft retournait  aux vestiaires avec un avantage qui la maintenait en vie dans cette Ligue des Nations. Mais au retour des vestiaires avec un changement tactique et le repositionnement de Blaise Matuidi et Kylian Mbappé, les Bleus montraient un tout autre visage. Les Bleus mettaient la pression sur l'Allemagne et  juste après l'heure de jeu suite à un centre d'Hernandez, Griezmann d'une tête décroisée égalisait pour la France. Le match s'emballait alors, à la 67e Lloris repoussait une frappe de Gnabry qui avait récupéré le ballon suite à une mauvaise relance plein axe de Kimpembé. Dix minutes plus tard Pogba tentait une frappe qui était détournée et dans la foulée il y avait une faute sur Matuidi, l'arbitre sifflait penalty et Griezmann inscrivait un doublé. Dans les dix dernières minutes Mbappé cédait sa place à Ousmane Dembélé, ce dernier tentait une frappe à la 87e mais le score en restait là malgré deux coups francs allemands dans le temps additionnel. La France s'impose en présentant comme face à l'Islande vendredi dernier un double visage. L'Allemagne, quant à elle, est reléguée en Ligue B. Prochain et dernier match de la Ligue des Nations pour la France le 16 Novembre à Rotterdam face aux Pays-Bas.

12 octobre 2018

football

L'Islande est passée  proche de l'exploit

Cela aurait pu être une victoire de prestige pour l'Islande, cela s'est terminé par un match nul chanceux pour la France. Peu inspirée jeudi soir à Guingamp en match amical contre l'Islande, la France est passée proche du faux-pas, mais la chance a joué en sa faveur et à permis l'égalisation dans les dernières minutes. Plusieurs changements avaient été opérés par rapport aux matchs du mois de septembre Florian Thauvin vivait sa première titularisation à la place de Kylian Mbappé alors que Ousmane Dembélé débutait la rencontre côté gauche. A l'arrière Lucas Digne faisait son retour en bleu et Presnel Kimpembe remplaçait Samuel Umtiti. Dans les premières minutes les Français possédaient le ballon et malgré une première frappe d'Arnor Ingvi Traustason bien lancé en profondeur, les Bleus essayaient de trouver des espaces. Néanmoins c'était les Islandais qui obtenaient les situations les plus dangereuses comme à la 9e où Hugo Lloris captait le ballon en deux temps sur une frappe d'Alfreo Finnbogason. La défense islandaise était bien en place et les Bleus avaient du mal à passer entre les lignes, au quart d'heure de jeu une frappe de Dembélé était d'ailleurs contrée. Puis c'était la tête d'Antoine Griezmann sur un centre de Digne qui passait à côté, avant qu'une nouvelle frappe de Dembélé suive la même trajectoire. Les Français avaient ensuite moins d'impact sur la rencontre Lloris captée une tête islandaise, les Bleus perdaient plusieurs ballons et étaient sanctionnés à la demi-heure de jeu. Après avoir récupéré le ballon Finnbogason centrait en retrait pour Birkir Bjarnason qui ouvrait le score d'une frappe qui trompait Lloris. Les Français tentaient bien de revenir dans le jeu avec une nouvelle frappe de Dembélé mais la défense islandaise était vigilante. Les Nordiques étaient encore dangereux sur un corner où Lloris à trois reprises sauvait les Bleus avec plusieurs parades. Juste avant la mi-temps Steven N'Zonzi tentait une frappe sortie par une claquette du gardien. Au retour des vestiaires les Islandais reprenaient sur le même rythme avec un centre dangereux repoussé. A la 52e Thauvin voyait sa frappe passer juste au-dessus de la transversale. Si les Français accéléraient, c'était les Islandais qui creusaient l'écart après un corner concédé par Kimpembé, ce dernier laissait libre Kari Arnason au premier poteau. Celui-ci d'une tête décroisée qui rebondissait sur la lucarne donnait deux buts d'avance aux Islandais, à la 58e. Griezmann et Thauvin cédaient alors leur place à Thomas Lemar et Mbappé. Mais leur entrée n'apportait pas de changements immédiatement, Lloris était encore sollicité notamment à la 73e avec une frappe au ras du sol. Néanmoins dans le dernier quart d'heure les Islandais avaient beaucoup plus de mal à relancer et les accélérations de Mbappé perturbaient la défense. Après un but refusé pour hors-jeu, il butait sur le gardien Hannes Halldorsson, mais ce dernier repoussait sur son défenseur Doug  Eyolfson qui marquait contre son camp. Quelques minutes plus tard, à la fin du temps réglementaire, sur un corner Kolbeinn Sightorsson déviait le ballon de la main et offrait un penalty aux Français, marqué par Mbappé. Les Islandais qui ont résisté pendant presque une heure ont craqué dans les dernières minutes et les Français obtiennent un nul inespéré et gardent ainsi leur invincibilité. Cela sera néanmoins une autre affaire face à l'Allemagne mardi soir.

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30 septembre 2018

cyclisme

La septième était la bonne

Après 6 médailles aux championnats du monde de cyclisme sur route, l'Espagnol Alejandro Valverde a enfin remporté l'or ce dimanche à Innsbruck en Autriche. Sur un parcours très exigeant de 265 km avec 4670 mètres de dénivelé positif, le champion espagnol a su manoeuvrer pour remporter dans un sprint à 4 son premier titre mondial, 15 ans après sa première médaille. Cette année dans un parcours fait pour les puncheurs et les grimpeurs, un groupe d'une dizaine de coureurs partait dès les premiers kilomètres et comptait jusqu'à 19 minutes d'avance. L'équipe de France, qui comptait dans ses rangs l'un des favoris, Julian Alaphilippe auteur d'une magnifique saison notamment avec une victoire sur la Flèche Wallonne et sur la Classica San Sebastian et deux sur le Tour de France, prenait ses responsabilités et roulait. Elle était relayée par l'équipe d'Autriche mais perdait rapidement Warren Barguil sur chute. L'écart tombait à 7'30 à moins de 100 km de l'arrivée, au pied de la 4e ascension de la côte d'Igls l'actuel triple champion du monde le Slovaque Peter Sagan était distancé avant d'abandonner. Le rythme s'accélérait dans la montée et l'échappée perdait des hommes. A  75 km de l'arrivée  les Italiens venaient à l'avant du peloton et accéléraient à plusieurs reprises notamment avec Gianluca Brambilla. Alors que l'écart continuait de baisser l'échappée se réduisait, ils n'étaient plus que quatre à 67 km de l'arrivée, le Sud-Africain Reinardt Janse Van Rensburg, le Norvégien Vegard Stake Laegen, le Canadien Rob Britton et le Danois Kasper Asgreen. A nouveau l'Italie attaquait avec Dario Cataldo, un petit groupe se détachait. Après plusieurs accélérations italiennes et espagnoles, le Belge Greg Van Avermaet attaquait à moins de 2 tours de l'arrivée suivi par l'Italian Damiano Caruso et l'Espagnol Omar Fraile, ce dernier avait du mal à collaborer mais le trio faisait le trou et comptait 4'30 de retard à 2 tours de l'arrivée. Au pied de l'avant-dernière ascension de la côte d'Igls, le quatuor de tête se transformait en duo, le Norvégien et le Danois restant seuls en tête, derrière eux le trio comptait 27 secondes d'avance sur le peloton, en tête duquel la Grande-Bretagne roulait. A 45 km de l'arrivée l'Allemand Simon Geschke accélérait et permettait au peloton de faire la jonction avec le trio. Alessandro De Marchi prenait ensuite la tête du peloton et accélérait distançant notamment le Britannique Simon Yates, récent vainqueur du Tour d'Espagne. Puis après une nouvelle accélération de Brambilla suivi par le Néerlandais Antwan Tolhoek et l'Espagnol David De La Cruz, le Polonais Michal Kwiatkowski était lâché. Devant, le duo comptait moins de trois minutes au sommet, derrière un autre trio tentait de revenir sur le premier avec le Français Rudy Molard, c'était ensuite l'ensemble du peloton qui se reformait. A un tour de l'arrivée les échappés comptaient 2'30 d'avance mais les Italiens menaient la poursuite et ramenaient le peloton à 1'30 à 26 km de l'arrivée. Le peloton se rapprochant à moins d'une minute le Néerlandais Steven Kruijswijk attaquait suivi par l'Italien Gianni Moscon, l'Espagnol Alejandro Valverde, le Français Thibaut Pinot, mais ils étaient repris et par la même le duo échappé. A 22 km de l'arrivée le Britannique Peter Kennaugh attaquait, il était contré par le Danois Michael Valgren. Ce dernier s'en allait seul au sommet de la côte d'Igls. En haut 6 hommes sortaient du peloton dont Moscon, le Portugais Rui Costa et Pinot, cette contre-attaque était néanmoins reprise à l'approche de l'ultime ascension inédite de la côte de Gramartboden. Valgren qui avait compté jusqu'à 30 secondes d'avance attaquait celle-ci en tête mais les Français prenaient les choses en main et Molard puis Pinot et enfin Romain Bardet accélérait au bas de la montée. Bardet accompagné d'Alaphilippe, Valverde et Moscon distançait les autres coureurs et reprenait Valgren. Alors que Bardet était en tête du quatuor, Alaphilippe coinçait, victime de crampes. Bardet continuait son effort avec l'Espagnol, l'Italien et le Canadien Michael Woods, mais dans les passages à 28 % Moscon lâchait prise. Ils n'étaient plus que trois en tête, Bardet tentait de partir au sommet à 8 km de l'arrivée sans succès, le trio faisait alors la descente mais voyait revenir à 2 km de l'arrivée le Néerlandais Tom Dumoulin. Ce dernier tentait bien d'attaquer au dernier kilomètre mais le titre mondial allait se jouer au sprint. Lancé de loin par Valverde à 400 m de la ligne, l'Espagnol résistait à la remontée de Bardet. Valverde s'impose devant Bardet et Woods, Pinot et Alaphilippe arrivaient dans le deuxième groupe et finissent respectivement 9e et 8e d'une course où les Français auront animé et fourni un gros travail d'équipe ;  récompensé par une médaille d'argent pour Bardet derrière Valverde. Ce dernier obtient donc enfin après 2 médailles d'argent en 2003 et 2005 et 4 médailles de bronze en 2006, 2012, 2013 et 2014, un titre mondial. Il portera l'an prochain le maillot arc-en-ciel. Côté français,  c'est la première médaille tricolore sur la course en ligne messieurs élites depuis 2005. La France repart avec deux médailles d'argent mais la saison n'est pas encore terminée et les Français auront encore l'occasion de briller avec notamment Paris-Tours et le Tour de Lombardie.