Le monde sportif de Sophie

11 septembre 2019

football

Les nouveaux brillent en bleu

Après sa victoire face à l'Albanie, la France recevait Andorre au Stade de France. Avec quelques changements dans l'équipe de départ, les Bleus avaient un peu de mal à trouver leur rythme en début de rencontre. Après plusieurs tentatives infructueuses, l'ouverture du score est venue une fois encore de Kingsley Coman. Peu après le quart de jeu, l'attaquant du Bayern de Munich suite à une passe en profondeur de Jonathan Ikoné, ajustait le gardien après avoir traversé la défense andorrane, 1-0 pour la France. Quelques minutes plus tard la frappe en pivot d'Olivier Giroud de nouveau servi par Ikoné était stoppée par le gardien Josep Antonio Gomes. Dans la foulée suite à une faute sur Antoine Griezmann, la France obtenait un penalty mais comme face à l'Albanie le joueur de Barcelone échouait face à Gomes qui repoussait le ballon. Le score restait de 1-0 jusqu'à la mi-temps malgré plusieurs frappes de loin. Après la pause, à la 50e, Moussa Sissoko obtenait un coup franc, Griezmann trouvait la tête de Clément Lenglet, son partenaire en club, pour le 2-0, premier but du défenseur en équipe de France. Les Bleus dominaient la rencontre et multipliaient les occasions devant le but. A la 66e sur un nouveau coup franc tiré par Griezmann, Sissoko voyait sa tête trouver la transversale puis c'était Coman qui trouvait la barre servi par Lucas Digne. La fin de la rencontre était marquée par plusieurs coups de pied arrêtés, Hugo Lloris était sollicité sur un coup franc andorran puis Nabil Fékir, entré en cours de jeu, tirait un coup franc repoussé par le gardien mais Wissam Ben Yedder, entré à la place de Giroud, avait bien suivi et inscrivait son premier but en équipe de France. Les Bleus s'imposent au final 3-0 et se rapprochent un peu plus de la qualification car dans le même temps l'Islande s'est inclinée en Albanie et voit donc s'éloigner la France et la Turquie en haut du classement.


08 septembre 2019

football

Rentrée réussie pour les Bleus

Au Stade de France, l'équipe de France faisait sa rentrée avec les éliminatoires de l'Euro 2020 face Albanie. Match annoncé piégeux avec  plusieurs absents côté Bleus, les Français prenaient rapidement les choses en main. Après un coup franc albanais trop long et un centre dévié, Kingsley Coman réalisait d'abord un centre repoussé par la défense albanaise puis sur un ballon en profondeur de Raphaël Varane, il ouvrait le score d'un pointu. La France menait alors 1-0 après moins de 10 minutes de jeu, elle dominait ensuite le jeu avec plusieurs offensives sans pourtant conclure. Mais avant la demi-heure de jeu, suite à une déviation d'Antoine Griezmann vers Lucas Hernandez, ce dernier centrait au point de penalty pour Olivier Giroud qui trompait le gardien albanais, 2-0 pour les Bleus. Après un nouveau coup franc albanais Hernandez était victime d'une faute et obtenait un penalty tiré par Griezmann, mais l'attaquant du FC Barcelone trouvait la barre. Le score ne bougeait plus jusqu'à la mi-temps. Au retour des vestiaires, les Français continuaient à dominer et manquaient quelques occasions d'agrandir la marque. A la 55e après une passe de Thomas Lemar, Giroud remisait sur Griezmann mais celui-ci voyait sa frappe déviée par le gardien Thomas Strakosha. Quelques minutes plus tard, Griezmann centrait parfaitement et Coman après un contrôle marquait un doublé alors que Hernandez était violemment percuté. Après ce doublé Coman cédait sa place au nouvel appelé chez les Bleus Jonathan Ikoné, qui traversait d'abord une première fois la défense albanaise sans réussite sur le dernier geste avant de tromper le gardien suite à une passe de Nabil Fekir, entré à la place de Griezmann. Ikoné marque ainsi son premier but en équipe de France pour sa première sélection. Malgré ce 4-0, les Albanais réduisaient la marque à la 89e suite à une sortie de Hugo Lloris jugée dangereuse, Sokol Cikalleshi marquait le penalty, 4-1. Avec cette victoire la France garde la première place du groupe aux côtés de la Turquie et de l'Islande, deux nations qu'elle rencontrera en octobre, mais avant, elle retrouvera Andorre mardi soir au Stade de France pour le début de la phase retour.

29 juillet 2019

Le Tour des premières

Après trois semaines de course, le Tour de France s'est achevé avec une dernière étape de Rambouillet aux Champs-Elysées au terme de laquelle l'Australien Caleb Ewan (Lotto Soudal) a remporté sa première victoire sur les Champs-Elysées,  même s'il avait déjà marqué ce Tour en étant le sprinteur le plus performant avec 3 victoires d'étapes. Après un long défilé de Rambouillet à Paris, un duo sortait après le premier passage sur la ligne, le Néo-Zélandais Tom Scully (Education First) et l'Espagnol Omar Fraile (Astana) étaient rejoints à 50 km de l'arrivée par un autre duo composé de l'Allemand Nils Politt (Katusha) et du Slovène Jan Tratnik (Bahrain Merida). Le quatuor tentait de déjouer les pronostics d'une arrivée au sprint mais ne comptait jamais plus de 26 secondes d'avance. Derrière eux les équipes Lotto Soudal et Deceuninck roulaient. Repris à 14,5 km de l'arrivée, un homme seul tentait sa chance à moins de 6 kilomètres de l'arrivée le Belge Greg Van Avermaet (CCC) mais était lui aussi récupéré par le peloton. Au dernier kilomètre c'était l'équipe Lotto Soudal qui emmenait, le Norvégien Edvald Boassen Hagen (Dimension Data) lançait le sprint à 300 m de la ligne, mais Ewan parti de l'arrière remontait tout le monde à droite de la chaussée pour s'imposer devant le Néerlandais Dylan Groenewegen (Jumbo-Visma) et l'Italien Niccolo Bonifazio (Total Direct Energie). L'Australien remporte ainsi une troisième victoire pour son premier Tour ; premier Tour et première victoire aussi pour le Colombien Egan Bernal (Ineos) qui s'adjuge le classement général devant son coéquipier le Britannique Geraint Thomas, vainqueur l'an dernier, et le Néerlandais Steven Kruijswijk (Jumbo-Visma). Bernal s'adjuge également le classement du meilleur jeune devant le Français David Gaudu (Groupama-FDJ). Le premier Français au général est Julian Alaphilippe (Deceuninck) 5e, qui remporte le prix du plus combatif, avec deux victoires d'étapes et 14 jours en jaune il a animé le Tour et l'a rendu passionant à suivre. Un autre Français est monté sur le  podium à Paris pour le maillot à pois, il s'agit de Romain Bardet (Ag2r). Le maillot vert a été remporté pour la septième fois par le Slovaque Peter Sagan (Bora-Hansgrohe), une première. Enfin la meilleure équipe est l'équipe espagnole Movistar du Colombien Nairo Quintana, des Espagnols Alejandro Valverde et Mikel Landa. Pour les 100 ans du maillot jaune, le Tour a fait dans les premières avec 4 porteurs de maillot jaune inédits et une première victoire colombienne sur un Tour de France, mais également un suspens jusqu'à 2 jours de l'arrivée pour la victoire finale qui avait manqué ces dernières années. Après Bruxelles, le Tour démarrera l'an prochain du Sud à Nice.

27 juillet 2019

cyclisme

Nibali avec panache

Distancé au classement général et à l'attaque dans plusieurs étapes de montagnes, les efforts de l'Italien Vincenzo Nibali (Bahrain Merida) ont payé à Val Thorens. Sur une étape raccourcie, amputée du Cormet de Roseland et de la côte de Longefoy, il n'y avait que 59 kilomètres pour désigner un vainqueur et fixer le podium du Tour. Dès le départ les attaques se multipliaient et 6 hommes parvenaient à sortir du peloton dont le Belge Dylan Teuns (Bahrain Merida) ou encore le Portugais Rui Costa (UAE). Ils étaient pris en chasse par un groupe de 22 coureurs parmi lesquels figuraient Nibali, les Français Tony Gallopin (Ag2r), Pierre-Luc Périchon (Cofidis) et Anthony Turgis (Total Direct Energie), le Canadien Michael Woods (Education First) ou encore le Russe Ilnur Zakarin (Katusha). L'échappée prenait jusqu'à 2 minutes d'avance avant le retour du groupe de poursuivants à moins de 40 km de l'arrivée. L'écart montait un peu et au pied de la montée de Val Thorens à 33 km de l'arrivée l'écart était de 2'36. Dès le pied Turgis suivi par Périchon accélérait, l'échappée se disloquait. A 31 km de l'arrivée Périchon désormais seul était rejoint par Nibali et Zakarin puis par Gallopin et Woods. Derrière l'équipe Jumbo-Visma avait pris la tête du peloton et imprimait un tempo élevé, l'écart passait sous les deux minutes à 25 km de l'arrivée, et il continuait de diminuer pour passer sous la minute à moins de 14 kilomètres. C'est à ce moment que le Français Julian Alaphilippe (Deceuninck) était distancé par le groupe maillot jaune et voyait s'envoler ses chances d'être sur le podium malgré l'aide de son coéquipier l'Espagnol Enric Mas, avec lui le Français Romain Bardet (Ag2r), maillot à pois, était aussi décramponné. A l'avant Nibali accélérait et distançait ses compagnons d'échappée pour aller chercher la victoire d'étape. Derrière, le dernier coéquipier du Néerlandais Steven Kruijswijk (Jumbo Visma) écarté, le Britannique Simon Yates (Mitchelton-Scott) puis le Français Warren Barguil (Arkea Samsic) et le Colombien Nairo Quintana (Movistar) accéléraient mais ne parvenaient pas à faire le trou. A 5 km de l'arrivée Nibali ne possédait plus que 30 secondes d'avance alors que le groupe maillot jaune était emmené par un coéquipier d'Emanuel Buchman (Bora Hansgrohe) mais personne n'attaquait, ayant tous récupéraient une place, les positions ne bougeaient plus. Nibali parvenait dans le dernier kilomètre avec 30 secondes d'avance mais souffrait dans les dernières pentes, il parvenait néanmoins à s'imposer en solitaire devant les Espagnols Alejandro Valverde à 10 secondes et Mikel Landa à 14 secondes (Movistar), ce qui permettait du même coup à Bardet de conserver le maillot à pois. C'est la 6e victoire d'étape pour Nibali sur le Tour et la première au général pour le Colombien Egan Bernal (Ineos) qui finit devant son coéquipier le Britannique Geraint Thomas à 1'11 et Kruijswijk à 1'56, Buchmann est 4e. Longtemps sur le podium Alaphilippe finit à 3'17 de Nibali et termine 5e du Tour à 3'45 de Bernal mais il aura fait vibrer et rêver le Tour durant trois semaines. Assuré d'un 7e maillot vert, un record, le Slovaque Peter Sagan (Bora-Hansgrohe) tentera demain de remporter une première victoire sur les Champs-Elysées.

26 juillet 2019

cyclisme

Une étape bousculée : la fin du rêve pour les Français

Assez courte l'étape vers Tignes promettait d'être agitée et dès les premiers kilomètres de course, les attaques se sont multipliaient pour prendre l'échappée, 4 coureurs prenaient les devants l'Italien Vincenzo Nibali (Bahrain Merida), les Espagnols Jesus Herrada (Cofidis) et Pello Bilbao (Astana) et l'Irlandais Dan Martin (UAE). Derrière eux  des poursuivants tentaient de revenir et y parvenaient dans le montée d'Aussois. Dans cette montée  l'étape connaissait un premier bouleversement, le Français Thibaut Pinot (Groupama-FDJ), 4e du général était distancé, il abandonnait à 86 kilomètres de l'arrivée en raison d'une lésion musculaire à la cuisse gauche. Après ce moment bouleversant, un groupe de 24 coureurs se formait à l'avant avec notamment le Britannique Simon Yates (Mitchelton Scott), le Colombien Rigoberto Uran (Education First) ou encore le Français Warren Barguil (Arkea Samsic). Mais ce groupe ne possédait q'une minute d'avance à 80 km de l'arrivée et n'atteindra jamais les deux minutes car l'écart était contrôlé par l'équipe Ineos. Dans le col de la Madeleine Nibali et son coéquipier l'Italien Damiano Caruso faisait le rythme et le groupe d'échappés diminuait, plus tard au pied du col de l'Iseran qu'il abordait avec moins de deux minutes d'avance, le groupe diminuait encore. A 8 km du sommet, l'écart était de moins d'une minute, deux kilomètres plus loin le Britannique Geraint Thomas (Ineos) accélérait, le Néerlandais Steven Kruijswijk (Jumbo Visma) et l'Allemand Emanuel Buchman (Bora-Hansgrohe) parvenaient à suivre mais pas le Français Julian Alaphilippe (Deceuninck). Puis c'était au tour du coéquipier de Thomas, le Colombien Egan Bernal d'attaquer, il distançait tout le monde. Il reprenait un à un les coureurs de l'échappée jusqu'à Barguil à moins de 5 km du sommet, le Français relayait le Colombien avant d'être distancé avec un autre Colombien Uran, seul Yates parvenait à suivre jusqu'à moins d'un kilomètre du sommet. Derrière Alaphilippe désormais seul essayait de limiter l'écart sur le Colombien. Celui-ci passait en tête au sommet suivi par Yates qui revenait sur lui dans la descente, le groupe avec Thomas passait avec 54 secondes de retard et Alaphilippe avec 2'07. Ce dernier se lançait à toute vitesse dans la descente mais en plein milieu de celle-ci un événement inédit avait lieu, la course était neutralisée en raison d'une chute de grêle à l'approche de la montée de Tignes. Les coureurs étaient prévenus et les temps étaient figés au sommet de l'Iseran, les coureurs arrêtés à Val d'Isère. L'étape n'a donc pas de vainqueur mais Bernal prend le maillot jaune à Alaphilippe et possède désormais 48 secondes sur le Français et 1'16 sur son coéquipier Thomas , Kruijswijk est 4e à 1'28 et Buchmann 5e à 1'55 avant la dernière étape alpestre demain, dernière occasion pour Alaphilippe de rester sur le podium.


25 juillet 2019

cyclisme

Quintana dans son élément

Pour la première étape alpestre le Tour de France dépassait les  2000 m d'altitude, un terrain propice au Colombien Nairo Quintana distancé au général. L'échappée mettait du temps à se former et ce n'est qu'au bout de 60 kilomètres qu'un groupe de 34 coureurs se détachait avec en son sein Quintana, les Français Romain Bardet (Ag2r) et Julien Bernard (Trek), le Britannique Adam Yates (Mitchelton Scott), les Belge Tim Wellens (Lotto Soudal) et Greg Van Avermaet (CCC), le Canadien Michael Woods (Education First), l'Italien Damiano Caruso (Bahrain Merida) ou encore l'Allemand Lennard Kämna (Sunweb). Il prenait de l"avance et arrivait au sommet du premier col avec 6'31 d'avance, Wellens passait en tête pour consolider son maillot à pois devant Bardet.  A 93 km de l'arrivée Van Avermaet accélérait suivi par Bernard, le duo abordait le col de l'Izoard avec presque 8 minutes sur le peloton et plus d'1'30 sur leurs poursuivants. Dans ce col l'équipe Movistar forçait l'allure du peloton, devant Bardet et Yates attaquaient à 6 km du sommet mais voyaient revenir Quintana, un kilomètre plus loin Bernard se retrouvait seul. Près du sommet le Français se faisait passer par Bardet et Caruso, l'Italien passait en tête. Dans la descente le groupe de tête de 9 coureurs était rejoint et 17 hommes se retrouvaient alors à l'avant avec 5'50 d'avance. Derrière l'équipe Ineos se mettait à rouler, à l'approche du col du Galibier plusieurs attaques avaient lieu dans le groupe de tête alors que l'écart tombait sous les 5 minutes au pied de la dernière montée. Dans les premiers kilomètres l'échappée se séparait en deux sous l'impulsion de Van Avermaet avant qu'un groupe de 9 ne se reforme à 18,5 km du sommet. A 10 km du sommet le Kazakh Alexey Lutsenko accélérait suivi par Bardet, Quintana, Woods et Caruso alors que derrière l'équipe Ineos continuait à rouler. A moins de 8 km du sommet Woods accélérait contré ensuite par Quintana qui creusait l'écart, Bardet réagissait à 6,1 km du sommet suivi par Lutsenko mais le Colombien creusait l'écart. A 2 km du sommet le Colombien possédait plus d'une minute d'avance alors que derrière son compatriote Egan Bernal (Ineos) attaquait à moins de 4 km du sommet. Quintana passait en tête au sommet et Bardet, qui avait distancé Lutsenko dans le dernier kilomètre, s'élançait avec 1'40 de retard à sa poursuite dans la descente. Derrière, le Britannique Geraint Thomas (Ineos) attaquait dans le dernier kilomètre le Français Julian Alaphilippe était distancé, mais le Français Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) avec le Néerlandais Steven Kruijswijk (Jumbo Visma) parvenaient à rejoindre le Britannique avec eux l'Espagnol Mikel Landa (Movistar) et l'Allemand Emanuel Buchmann (Bora Hansgrohe) basculaient au sommet à 30 secondes de Bernal. Alahilippe parvenait à rentrer dans la descente alors que devant Quintana filait vers la victoire. Il l'emporte à Valloire devant Bardet qui finit à 1'35 mais endosse le maillot à pois de meilleur grimpeur, Lutsenko est 3e. Derrière Bernal arrivait à 4'46 du vainqueur et reprenait 32 secondes à ses adversaires. Alaphilippe sauve son maillot jaune mais voit revenir Bernal à 1'30 désormais son dauphin, le reste du top 5 ne change pas, mais Quintana revient dans le top 10 devant son coéquipier Landa à 3'54 d'Alaphilippe, il est désormais 7e. Demain une arrivée en altitude attend les coureurs avec la deuxième étape alpestre.

cyclisme

Trentin en solitaire à Gap

Avant d'attaquer la haute montagne, les baroudeurs ont pu en profiter pour prendre le large dans l'étape menant à Gap, déjà deux fois vainqueurs sur un Tour de France l'Italien Matteo Trentin (Mitchelton-Scott) a su se défaire de tous ses adversaires pour aller remporter l'étape en solitaire. Dès les premiers kilomètres les attaques s'enchaînaient et dès le deuxième kilomètre un groupe de 33 coureurs se détachait, parmi eux Trentin, les Belges Thomas De Gendt (Lotto Soudal) et Greg Van Avermaet (CCC), les Français Alexis Gougeard (Ag2r) et Pierre-Luc Périchon (Cofidis), le Danois Kasper Asgreen (Deceuninck) ou encore le Néerlandais Bauke Mollema (Trek). Cette échappée creusait l'écart malgré des équipes comme Total Direct Energie et Sunweb qui essayaient de revenir n'ayant aucun ou q'un seul coureur dans l'échappée. A 115 km de l'arrivée l'écart se stabilisait à 8'20 avant de continuer à augmenter en passant à 10'20 à 100 km de l'arrivée. A 40 km de l'arrivée le peloton était relégué à 14'40 et Mollema attaquait mais était rapidement repris, dix kilomètres plus loin l'échappée connaissait plusieurs accélérations dont celle de Gougeard, ce dernier permettait que l'échappée se sépare en deux avec désormais 11 coureurs à l'avant . A 23 km de l'arrivée Trentin accélérait et Gougeard était distancé, l'échappée se réduisait ensuite à 7 coureurs à l'approche du col de la sentinelle dans lequel Trentin attaquait et distançait ses compagnons d'échappée. Périchon se lançait à sa poursuite mais l'Italien passait en tête au sommet avec 25 secondes d'avance sur Asgreen et 30s sur Périchon. Le champion d'Europe conservait son avance jusqu'au dernier kilomètre et s'impose donc en solitaire, Asgreen finit 2e à 37s et Van Avermaet 3e à 41 s. Le peloton arrivait plus de 20 minutes après et se tourne déjà vers la première étape alpestre.

23 juillet 2019

cyclisme

Ewan récidive à Nîmes

Au terme d'une boucle de Nîmes à Nîmes, l'Australien Caleb Ewan (Lotto Soudal) déjà vainqueur à Toulouse, a récidivé en remportant le sprint au terme d'une étape où 5 échappés avaient pris les devants. Dès le départ un duo composé des Français Alexis Gougeard (Ag2r) et Stéphane Rossetto (Cofidis) sortait du peloton il était bientôt rejoint au kilomètre 6 par un trio avec leur compatriote Paul Ourselin (Total Direct Energie), le Danois Lars Bak (Dimension Data) et le Polonais Lukasz Wisniowski (CCC). Les cinq hommes comptaient au maximum deux minutes d'avance sur un peloton où l'équipe Lotto Soudal aidée ensuite par les Jumbo-Visma contrôlait l'écart. En ce début d'étape où les coureurs passaient sur le pont du Gard, le Britannique Geraint Thomas (Ineos) était victime d'une chute mais repartait. En haut de la seule côte du jour à 80 km de l'arrivée, l'écart n'était plus que d'1'07 et tombait même sous la minute à 70 km de la ligne. Sous l'impulsion de différentes équipes qui essayaient de se replacer, le peloton se rapprochait à 25 secondes à 50 km de l'arrivée avant de laisser l'écart remonter un peu jusqu'à 50 secondes. A 30 km de l'arrivée dans la traversée d'Uzès le Danois Jakob Fuglsang (Astana), 9e du général, tombait et ne repartait pas. Le vainqueur du Critérium du Dauphiné a une nouvelle fois été malchanceux avec les chutes sur le Tour. Dans les derniers kilomètres les échappés résistaient bien mais l'écart diminuait et les cinq étaient finalement repris à 2,5 km de l'arrivée, Gougeard était nommé le plus combatif. Les équipes Katusha et Jumbo-Visma emmenaient le peloton à 2 km de la ligne avant que l'équipe Deceuninck ne prenne la tête dans le dernier kilomètre. Le sprinteur italien Elia Viviani était bien lancé par ses coéquipiers mais Ewan revenait de l'arrière et dépassait l'Italien pour s'offrir un deuxième succès sur ce Tour, le Néerlandais Dylan Groenewegen (Jumbo- Visma) est 3e, le Slovaque Peter Sagan (Bora-Hansgrohe) 4e. Au général le Français Julian Alaphilippe reste en jaune, alors que l'Australien Richie Porte (Trek) fait son entrée dans le top 10 suite à l'abandon de Fuglsang. Demain les sprinteurs auront une dernière occasion de briller avant Paris à moins que les échappés ne viennent déjouer leur plan à Gap.

21 juillet 2019

cyclisme

Simon Yates double la mise

Déjà vainqueur à Bagnères-de-Bigorre, le Britannique Simon Yates (Mitchelton-Scott) a remporté en solitaire sa deuxième victoire d'étape à Foix Prat d'Albis. Membre d'une échappée qui ne se constituait qu'après 50 kilomètres de course dans le col de Montségur, il se trouvait parmi 36 coureurs dont les Français Romain Bardet (Ag2r), Rudy Molard (Groupama-FDJ), le Kazakh Alexey Lutsenko (Astana), le Colombien Nairo Quintana (Movistar), les Allemands Simon Geschke (CCC) et Lennard Kämna (Sunweb), le Suisse Sébastien Reichenbach (Groupama-FDJ), l'Espagnol Marc Soler (Movistar) ou encore le Costaricain Andrey Amador (Movistar). L'échappée prenait du temps, 3'34 à 76 km de l'arrivée ; mais dans la montée du Port de Lers suite à l'accélération de Yates, elle se réduisait à 15 hommes. Dans le peloton le maillot jaune Julian Alaphilippe (Deceuninck) perdait son coéquipier l'Espagnol Enric Mas. A 2 km du sommet le groupe de tête voyait revenir Quintana mais c'est Bardet qui passait en tête. Après la descente les échappés arrivaient au pied du Mur de Péguères avec 4'40 d'avance sur le peloton, le Français Julien Bernard (Trek) accélérait suivi par Geschke qui s'en allait ensuite seul. A moins de 4 kilomètres du sommet l'Espagnol Mikel Landa (Movistar) accélérait dans le peloton Maillot Jaune d'abord suivi par le Danois Jakob Fuglsang (Astana), il s'en allait ensuite seul alors que devant Geschke passait au sommet avec 2'40 d'avance talonné par Yates qui le rejoignait dans la descente. Derrière ce duo un quatuor avec Bardet, Quintana, Lutsenko et Reichenbach tentait de rentrer. Derrière Landa, aidé par deux coéquipiers Amador et Soler, tentait de revenir sur l'avant de la course. A 20 km de l'arrivée le duo possédait 3'35 sur le peloton et 1 minute sur ses poursuivants, il arrivait avec 3'16 d'avance au pied de la dernière montée, les poursuivants à 1'34 voyaient rentrer tôt dans l'ascension Landa. Dans le peloton, Alaphilippe ayant perdu tous ses coéquipiers dans la montée précédente, c'était l'équipe Jumbo-Visma qui roulait relayé ensuite par le Français David Gaudu (Groupama-FDJ) à  8 km de l'arrivée alors que devant Yates avait distancé Geschke et que dans le groupe des poursuivants Landa s'en allait avec Kämna. Après avoir distancé Kämna, Landa revenait sur Geschke mais pointait à 1'04 de Yates, derrière Pinot attaquait à 7 km de l'arrivée aidé par un relais de Reichenbach, il était suivi par l'Allemand Emanuel Buchmann (Bora-Hansgrohe), le Colombien Egan Bernal (Ineos) et Alaphilippe ; le Britannique Geraint Thomas (Ineos) et le Néerlandais Steven Kruijswijk (Jumbo Visma) étaient distancés. A plusieurs reprises Pinot accélérait et décramponnait Alaphilippe à plus de 5 kilomètres du sommet. Alors que de devant Yates s'en allait vers la victoire Pinot parvenait à distancer Buchmann puis Bernal à moins de 4 km de l'arrivée, Alaphilippe repris par Thomas, aidé par son coéquipier le Néerlandais Wout Poels, et Kruijswijk essayait de s'accrocher. A moins de 2 km Pinot revenait sur Landa alors qu'Alaphilippe était distancé par ses adversaires. A l'avant, Yates s'offrait un doublé en remportant l'étape, Pinot franchissait la ligne 33 secondes après et empochait la bonification de 6 secondes, Landa finissait 3e. Derrière eux, Buchmann et Bernal terminaient à 51 secondes et Thomas et Kruijswijk à 1'22, Alaphilippe en terminait avec 27 secondes de retard sur Thomas. Il sauve son maillot jaune mais ne possède plus qu'1'35 sur le Britannique et 1'47 sur le Néerlandais, Pinot remonte à la 4e place à 1'50, Bernal est 5e à 2'02 et Buchmann 6e à 2'14. Le Tour est donc loin d'être joué à la veille de la dernière journée de repos.

20 juillet 2019

cyclisme

Pinot au sommet au Tourmalet

Il se devait de reprendre du temps sur les autres favoris, après un bon chrono hier le Français Thibaut Pinot (Groupama FDJ) a dominé tout le monde sur les pentes du mythique Tourmalet alors que le Français Julian Alaphilippe (Deceuninck) continue de briller en jaune. Partie de Tarbes, l'étape de 117 km promettait d'être intense. Dès le kilomètre 8 l'Italien Vincenzo Nibali (Bahrain) attaquait suivi par le Slovaque Peter Sagan (Bora-Hansgrohe), ils étaient rejoints après quelques kilomètres par 15 autres coureurs dont les Français Elie Gesbert (Arkea-Samsic), Lilian Calmejane, Romain Sicard (Total Direct Energie), l'Espagnol Luis Leon Sanchez (Astana), le Belge Tim Wellens (Lotto Soudal) ou encore le Russe Ilnur Zakarin (Katusha). Cette échappée comptait jusqu'à 2'57 d'avance à 79 kilomètre de l'arrivée mais dès le col du Soulor l'écart diminuait sous l'impulsion des équipes Groupama-FDJ, Ineos et Movistar en tête de peloton. Devant à 7,7 km du sommet Zakarin accélérait suivi par Nibali alors qu'à l'arrière le Français Romain Bardet (Ag2r) était distancé à 4 km du sommet et 60 km de l'arrivée avant que le Britannique Adam Yates (Mitchelton-Scott)  ne se retrouve aussi en difficultés. A 2,6 km du sommet Nibali attaquait avec Wellens et Gesbert puis réaccélérait à 1 km mais c'était le Belge qui passait quand même en tête. Passé avec 1'30 d'avance sur le peloton emmené par l'équipe Movistar, le trio se lançait dans la descente où Nibali prenait les devants.Derrière le peloton se regroupait en partie avec le retour de Yates. A 30 km de l'arrrivée le trio voyait revenir 5 poursuivants juste après le sprint intermédiaire mais l'écart avec le peloton était sous la minute, Sicard en profitait pour partir et reprendre rapidement 1 minute d'avance. Il arrivait au pied de la montée du Tourmalet avec 1'30 d'avance, derrière Gesbert distançait Calmejane et rejoignait Sicard à 16 km de l'arrivée avant de le déposer à son tour. Dans le peloton dès les premières pentes de nombreux coureurs étaient distancés dont Yates, Gesbert était repris à 10,5 km avant que le Colombien Nairo Quintana (Movistar) ne soit distancé. L'équipe Ineos prenait alors la tête à la place de Movistar et le Français Warren Barguil attaquait à 9,5 km du sommet. Derrière lui  le Français David Gaudu  (Groupama-FDJ) accélérait pour son leader Pinot à 7 km du sommet et reprenait Barguil un kilomètre plus loin, plusieurs coureurs étaient alors lâchés dont l'Espagnol Enric Mas (Deceuninck) le maillot blanc. A 4 km du sommet Gaudu plaçait une nette accélération et c'était deux coureurs de  l'équipe Jumbo-Visma qui se mettait à rouler. Gaudu repris et distancé un coureur de l'équipe du Néerlandais Steven Kruijswijk (Lotto Jumbo) imprimait le rythme mais à 1,6 km du sommet l'Espagnol Mikel Landa (Movistar) accélérait. Il ne restait alors plus que 7 hommes le Colombien Egan Bernal (Ineos), le Britannique Geraint Thomas (Ineos), Kruijswijk, Landa, l'Allemand Emanuel Buchmann (Bora-Hansgrohe), Alaphilippe et Pinot. A moins d'un kilomètre Buchmann accélérait à son tour, Thomas souvent en fin de groupe depuis quelques kilomètres était distancé et voyait même revenir le Colombien Rigoberto Uran (Education First), les autres suivaient même si Landa perdait le contact du groupe. A 250 m de la ligne Pinot accélérait et personne ne parvenait à le suivre. Il s'impose avec 6 secondes d'avance sur Alaphilippe qui devance Kruijswijk. Pinot empoche donc 10 secondes de bonifications et une magnifique victoire en haut de ce sommet de légende, Alaphilippe conforte encore son maillot jaune en prenant 6 secondes. Il possède désormais 2'02 d'avance sur Thomas qui finit à 36 secondes du vainqueur et 2'14 sur le Néerlandais, il montre encore un peu plus qu'il sera difficile à aller chercher. Pinot quant à lui reprend une place au général et se retrouve à 3'12 d'Alaphilippe avant une nouvelle étape compliquée demain pour aller à Foix Prat d'Albis.